L’immobilier au Maroc : 2010 la relance du logement social.

Le Maroc est marqué par un boom démographique et un fort taux d’exode rural. Le secteur de l’immobilier au Maroc est un facteur de croissance et un pôle de développement économique. Le secteur de l’immobilier ne souffre pas d’investisseurs étrangers et locaux. Tout le monde veut avoir une résidence secondaire au Maroc. Les chantiers s’enchaînent dans toutes grandes villes du royaume notamment à Marrakech. L’offre est très importante, la preuve les annonces au Maroc sont très élevées et variées, des appartements en passant aux villas luxueuses et les imposantes kasbah et les célèbres Riad. On ne peut penser au Maroc sans parler de la qualité des biens immobiliers surtout dans le haut standing. Si l’immobilier au Maroc est de notoriété internationale quand est-il de la demande interne et de sa clientèle locale ?

Eh bien tenez vous bien, les populations Marocaines notamment les classes sociales les plus démunies se sentent léser par les promoteurs immobiliers. La grande majorité des Marocains ont du mal à accéder à la propriété. Car les offres ne correspondent pas à la majorité de la demande et au pouvoir d’achat de la plupart des marocains. En effet la production immobilière favorise le haut standing car les profits sont importants. Les promoteurs immobiliers mettent sur le marché des produits finis qui satisfont la crème de la société locale et étrangère. Quand l’offre immobilière est très prisée à l’étranger, les Marocain ont du mal accéder à la propriété. Quand on voit les chantiers de construction à chaque coin rue, on constate à côté une nette une recrudescence de l’habitation clandestine et une avancée inquiétante des bidonvilles. Alors il est temps de prendre des mesures concrètes pour régler le problème de l’habitation sociale au Maroc. D’où la promulgation par le parlement Marocain de la loi de finances 2010.
En effet 2010 est une année qui relance de logement social au Maroc. Il y ’a eu une prise de conscience collective de la situation immobilière au Maroc et une implication de tous acteurs locaux et les dirigeants tels que les Walis et les gouverneurs pour sensibiliser les promoteurs et tous les intervenants de la construction. L’accessibilité au logement social est un problème d’intérêt commun affirme le ministre de l’habitat, de l’urbanisme, et de l’aménagement de l’espace. Ainsi l’implication de tous est nécessaire pour relancer la dynamique des grands chantiers d’habitation sociaux.

L’objectif du Royaume à l’horizon 2010-2020 est de créer 300 000 logements sociaux de qualité dont bénéficieront 1.500 000 personnes toujours selon ministre Hejira. Une importante somme de 60 Milliards de Dirhams sera investie dans ce projet qui compte créer aussi des emplois estimés à 160 000 postes. Pour que toutes les populations du royaume puissent bénéficier des logements, on prévoit de construire 13500 unités par an dans les régions de Rabat-salé-Zemmour-Zaer 6500 logements dans les régions de Meknès-Tafilalet.

Pour faciliter l’acquisition des couches les plus démunies aux logements sociaux, l’Etat apporte son aide financière. Cette aide est calculée en fonction à la valeur du TVA. Les prix des logements sont fixés à 250 000 Dirhams. Et la superficie est entre 50 et 100m². Toutefois cette aide de l’Etat est assujettie à une condition c’est l’obligation pour l’acquéreur d’y habiter pendant quatre ans. Cette exigence est une manière d’éviter les fraudes mais aussi d’éviter la commercialisation des logements sociaux à d’autres fins que l’habitation.
Pour la réussite de ce grand chantier, les partenariats entre le secteur public et le privé en matière d’habitation social est nécessaire.

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